Des échecs pour un succès.

Sauf que …
C’est bien beau d’annoncer la couleur, de prôner un état d’esprit, de vendre du rêve à ceux qui sont à terre, il faut pouvoir parfois démontrer aux esprits les plus pratico-pragmatiques, comme le mien, les raisons de se planter. Passons les en revue.

Les exemples de réussite sont comme les gagnants du loto.

Les publicités humoristiques de la Française des Jeux mettent en avant de riches personnes qui satisfont leurs envies excentriques. Et ça donne envie aussi ! De jouer, de tenter sa chance pour devenir comme eux. Qui ne s’est pas retrouvé dans une conversation ou le point de départ tient dans une question:
« Que ferais-tu avec 20 millions d’euros ? » (ou plus)
Chacun y vas de son avis sur la vie. Mêlant son âge, ses valeurs, ses priorités, ses goûts, etc …
Tant que ça reste des conversations de comptoir, ça reste amusant. Mais que se passe-t-il lorsque vous jouez ?

Le mythe du super-contrôleur.

Non, non, et re-non. Car si un jour vous tombez sur un contrôleur de gestion qui a les compétences commerciales, informatiques, industrielles, marketing, qualité, communication, et « je-ne-sais-quoi-d’autre », pour trouver TOUTES les solutions ! GARDEZ LE ! C’est un génie et payez le très cher !
Il est inutile de payer confortablement des responsables de service pour qu’une autre personne lui dise quoi faire lorsque la réalité ne colle pas au budget. C’est clairement une délégation de responsabilités.

Le cumul de diplômes, pour rassurer qui ?

Face à certains collègues qui montrent une flopée de diplômes plus prestigieux les uns que les autres (HEC, MBA en machin, MBA en truc, expertise de niveau « X », etc …), je me sens … euh … minable, sortant d’une bête école de commerce.
En France, l’étalage des diplômes comme gage de réussite (sociale et de mission) est bien ancrée dans l’inconscient des recruteurs et la sphère patronale. D’ailleurs lorsque l’on recherche un candidat, la première chose qu’on demande EST un niveau d’étude et non pas une capacité à résoudre des problèmes.

Critères de recrutement inutiles ? Hymne à la différence.

Surfer sur LinkedIn, c’est lire régulièrement de belles paroles, de belles tendances, des nouveautés, et des conseils à foison. Puis … se retourner pour voir la réalité, et constater que le gouffre qui sépare ces deux mondes est colossal. Ceci est vrai dans quasi tous les domaines. Conseils en management, concept du bonheur en entreprise, conseils de vie (pfff … y’en a !), conseils de gestion de projet, étalages de succès et de gens beaux, etc … et bien évidemment : les conseils RH sur le recrutement.